USI 2012 : Entretien avec François Hisquin
March 31, 2012
Alors que la conférence USI s’apprête à fêter son cinquième anniversaire avec l’édition 2012, #hypertextual profite de l’occasion pour discuter avec la personnalité derrière cet évènement de l’industrie des systèmes d’information, évènement singulier de ce côté-ci de l’Atlantique en ce que les geeks et les boss y sont logés à la même enseigne.
François Hisquin a créé Octo (entreprise organisatrice de l’USI) en 1998. Octo est un “Cabinets d’Architectes en Systèmes d’Information” : François insiste sur ce point car il souhaitait vraiment distinguer sa société naissante des Sociétés de Service en Ingénierie Informatique (SSII), terme “qui me posait problème” comme il le concède volontiers.
Ce cabinet a placé au coeur de sa culture le bien-être de ses consultants. Ce qui peut apparaître comme du bullshit RH ou marketing pour certains esprits chagrins est une réalité. Octo walks the talk et aligne ses actes avec ses principes pour un résultat manifeste : la société a été classée ces deux dernières années en première place des Great Places to Work.
L’ouvrage collectif rédigé par différents Octos (comme les dénomme affectueusement notre interlocuteur) Partageons ce qui nous départage est un excellent extrait de cette culture. Une approche à la fois irrévérencieuse (“Les clients c’est comme les enfants : ce n’est pas parce que vous leur dites non qu’ils ne vous aiment plus” entendu durant l’USI 2008), passionnée, pétillante, qui a su adopter pour faire sienne des outils méthodologiques (les core protocols de Jim McCarthy, le ROTI, les méthodes agiles …).
On apprend en outre dans cet ouvrage éclairant que l’entreprise préfère sortir ses consultants de missions fructueuses plutôt que les laisser y dépérir s’ils ne s’y plaisent pas : nos consultants d’abord, les clients ensuite, comme un écho à la célèbre maxime de Vineet Nayar.
Ce qui sort de cet entretien est particulièrement instructif car cette approche, qui peut sembler de prime abord iconoclaste, sert à merveille leur objectif : la quête d’excellence. François Hisquin enrichit le tableau de chasse #hypertextual et nous explique comment ici et maintenant … Read the rest of this entry »
RSE et Entreprise.fr : les 5 obstacles culturels (slides)
December 11, 2011
La présentation correspondant à l’article séminal d’hypertextual au sujet des obstacles majeurs de l’entreprise française à l’adoption des réseaux sociaux d’entreprise (RSE) est en ligne.
Un article séminal pour hypertextual en ce qu’il a eu un écho considérable (à l’échelle de ce blog, hein) et a placé Heavy Mental (le nom de ce blog à l’époque) sur la carte des blogs francophones de l’Entreprise 2.0.
Une présentation déja faite à plusieurs reprises : l’an dernier aux Chaires du numériques 2010, et la semaine dernière à la conférence Métro Num 2011 au format TED (15-20 mns).
Pour cette dernière session, j’ai été sollicité par l’impeccable Laurent Pierre Giliard, directeur général adjoint de l’AEC Aquitaine pour remplacer au pied levé l’excellent Francis Pisani (forfait au dernier moment en raison d’un petit soucis de santé) lors de la conférence Regards sur le Numérique.
Dans la logique de développement Agile, on factorise et on automatise à partir de la troisième itération : voici donc les slides qui accompagnent cette présentation.
Citation du Dimanche : Delphine Manceau
May 8, 2011

Le système éducatif des pays anglo-saxons pousse beaucoup plus à s’exprimer, à être créatif et ce dès le primaire. En France, l’apprentissage du savoir prime davantage. J’ai l’impression que dans le monde anglo-saxon, on développe moins le savoir mais davantage la créativité, le travail en projet et en groupe. (Delphine Manceau – dans le Nouvel Economiste). Read the rest of this entry »
econoclaste – Le mythe de l’obsolescence programmée
March 9, 2011
econoclaste – Le mythe de l’obsolescence programmée
Splendide billet d’Econoclaste au sujet du reportage diffusé par Arte.
A la fin de ce document manipulateur, complotiste, qui n’explique rien, on se demande comment on en arrive à réaliser une chose pareille. L’explication est en filigrane dans le document, qui nous montre avec des trémolos dans la voix off des conférences sur la décroissance, et qui donne la part belle à Serge Latouche, le grand prêtre du mouvement. On comprend alors que nous ne sommes pas face à une entreprise d’information, mais à une entreprise de morale, selon le concept défini par le sociologue Howard Becker. Le but du documentaire n’est pas d’informer, mais de convertir les mécréants.
Un passage admirable sur les ingénieurs :
Ce passage m’a irrésistiblement rappelé cette phrase de J.M. Folz, ancien PDG de Peugeot, qui a déclaré un jour “qu’il y a trois façons de se ruiner : le jeu, les femmes et les ingénieurs. Les deux premières sont les plus agréables, la troisième est la plus sûre”. Il entendait par là que ce que les ingénieurs aiment concevoir n’est pas toujours ce que les clients désirent, et qu’à trop suivre les ingénieurs, on finit par faire des produits hors de prix et qui n’intéressent pas les clients (ayant dirigé Citroen, il savait de quoi il parlait).
Le reste ici.
Steve Jobs est-il le Michelangelo de notre ère ?
January 28, 2011
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Alors que pour la seconde fois de l’histoire récente d’Apple, Steve Jobs prend quelques distances avec la direction de l’entreprise pour raisons de santé, #hypertextual rend hommage à l’homme que Fortune a élu dirigeant de la décade 00.
Milliardaire dans quatre industries à la seule force de sa créativité, Sa Steveté comme le surnomme affectueusement ses admirateurs (His Steveness) jouit d’un incomparable statut d’idole aujourd’hui.
Revenons sur les raisons de l’idolatrie qu’il suscite et essayons de trouver un équivalent dans l’histoire (attention : il y a un indice dans le titre) ….
Culture internet : quelle alternative au modèle californien ?
September 26, 2010
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L’Amérique a colonisé nos inconscients (Wim Wenders)
Un reproche récurrent et pertinent dans les commentaires en réponse aux billets sur le manque de visibilité des intellectuels français dans la réflexion sur internet. On pointe du doigt une vision biaisée, férocement ancrée dans une tradition culturelle anglo-saxonne.
Dans les années 80, Wim Wenders était considéré comme un des grands cinéastes européens. Le qualificatif Européen est à lire ici en tant qu’indication de non-Américain : des films contemplatifs, poétiques ne répondant pas nécessairement au diktat d’un cinéma Holywoodien à la narration tirée au cordeau.
Pourtant, tout comme la nouvelle vague dont il s’inspire, ce cinéaste reconnaît l’influence fondatrice du cinéma Holywoodien à travers la citation éblouissante qui ouvre ce billet (et des oeuvres telles le fameux Paris, Texas).
Comme Wim Wenders, je me sens profondément Européen. Et comme Wim Wenders pour la culture cinématographique, je me demande s’il existe une alternative au modèle californien pour la culture internet. (note : je ne me compare en aucun cas à lui, hein)
Formulé en d’autres termes : après avoir dominé culturellement sans partage à travers le cinéma notre représentation du monde de fin du XXème siècle, le modèle californien façonnerait-il identiquement notre manière de penser le monde interconnecté ?

















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