J’étais charmé par cette conversation, et malgré l’illusion qu’il donnait d’être plutôt moderne et enclin aux digressions (pour moi, le signe d’un esprit moderne c’est qu’il adore s’écarter du sujet), je vois maintenant qu’il me ramenait sans cesse aux mêmes points. Car si l’esprit moderne est discursif et fantasque, l’esprit classique est étroit, résolu et implacable.

Une citation tirée du remarquable Maitre des Illusions de l’auteure américaine récemment couronnée du prix Pulitzer pour Le Chardonneret.

Si je la publie aujourd’hui sur #hypertextual ce n’est pas seulement pour répéter encore et encore ma passion pour la littérature. C’est surtout parce qu’il s’agit du sentiment exact que je ressens lorsque j’échange avec les coachs que j’ai la chance d’avoir autour de moi : Michael Ballé, Marie-Pia Ignace, Antoine Contal, Régis Médina.

C’est ce sentiment de raison implacable, qui ouvre des perspectives nouvelles, comme une révélation, alors que l’on va au bout du bout de la réflexion, en suivant le chemin résolu de l’esprit classique. Esprit classique auquel le Lean nous ramène sans cesse ; la tradition maïeutique, bien sûr, mais aussi avec la volonté de se confronter sans cesse à la réalité la plus indocile.

Voici les slides de ma présentation à Agile France 2015.

Peu familier du concept et de la terrible concurrence (5 flux de conférences en parallèle), j’en conserve un souvenir mitigé. N’ayant pas eu un pitch suscitant suffisamment d’envie ou de questionnement ma session n’a eu qu’un succès mitigé. Les habitués ont su faire preuve d’audace (déguisé en Darth Vador), d’humour, ou de poésie (une guirlande d’images de fleurs), ou d’opportunisme pour surfer sur des sujets en vogue. A méditer pour la prochaine édition.

L’objectif de cette présentation était double. Tout d’abord expliquer comment les principes de développement logiciel agile m’ont permis de réaliser un projet de rénovation de maison dans les temps (3 mois) et budget (25K€). Mais aussi (et surtout), ce que ce projet personnel m’a enseigné et comment il m’a permis de changer de perspective dans le pilotage de mes projets.

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(Cliquer pour le PDF)

L’institut Lean France organise une journée Lean dans les Services et les fonctions le 8 Juillet à la Maison de la Cité Internationale Universitaire. La thématique de la journée sera d’échanger encore et encore pour tenter d’apporter des réponses à la question : de quel lean parle-t-on ?

Après un certain nombres d’articles de presses ou de documentaires télévisuels discutables, il est salutaire d’entendre des dirigeants, des DRH et des experts parler de respect et de développement des personnes dans le cadre de transformations d’organisations.

Indépendamment de l’intervention de Marie-Pia Ignace directrice de l’ILF (et – disclaimer – la dirigeante de l’entreprise pour laquelle je travaille) il ne faudra pas manquer celles de Philipe Pedrotti, qui parlera du lean dans le contexte du rapprochement d’entreprises, de Caroline Trudel, DRH de Alliance, une entreprise du 21èe siècle dont #hypertextual a déjà parlé), ou encore de David Tournadre, DRH de Thalès Group qui expliquera pourquoi la visite des équipes sur le terrain (plutôt que dans des bureaux de direction) est capitale dans son métier. Last but not least, le fulgurant Michael Ballé viendra expliquer pourquoi leadership et respect des personnes sont indissociables, une présentation dans le sillage de son dernier ouvrage, l’indispensable Lead With Respect.

Des ateliers, des tables rondes mais aussi,, dans le cadre de cet évènement, des masterclass avec deux des grandes expertes françaises sur le sujet, expertes elles aussi connues de ce blog : Catherine Chabiron (voir son entretien en anglais) et Cécile Roche (évoquée ici à travers son ouvrage Petit guide Lean à l’usage des managers).

Avec le code HYPERILF, vous obtiendrez 15% de réduction sur la réservation : il ne vous reste plus d’excuses amis lectrices et lecteurs, forcément intéressés par le management et la dynamique des organisations au 21ème siècle.

La première partie de ce billet était consacrée à une série d’articles dans la presse quotidienne ou magazine. Celui-ci est consacré à un documentaire diffusé sur une chaîne cryptée, documentaire que nous ne nommerons pas afin de ne pas lui donner davantage de visibilité numérique qu’il ne mérite. Le fait que ce documentaire porte le même nom qu’un article du Monde Diplomatique donne cependant quelques indications sur la ligne éditoriale, sur l’originalité de la perspective et sur “l’objectivité” du reportage.

Un sujet difficile avec une enquête sur le terrain qui met à jour d’authentiques problèmes mais l’ensemble s’avère discrédité par des procédés classiques de manipulation audio visuelle. Un reportage aveuglé par une intention éminemment discutable et une haine aveugle d’un mode de management qui est pour l’auteur, ontologiquement, mauvais.

Les tragédies qui y sont racontées sont évidemment bouleversantes mais elles méritent davantage un appel à la raison plutôt qu’à des réactions passionnées. Read the rest of this entry »

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Après avoir défini les enjeux de la transformation digitale (1ere partie) puis donné les 7 points cardinaux de cette transformation (2eme et 3eme partie), cette 4ème partie s’attaque à une des plaies des organisations du 21ème siècle : les projets.

Que deviennent les projets dans l’entreprise numérique ? Comment sont-ils pilotés ? Comment s’organise-t-on pour en garantir le succès ? Pour les rendre efficaces ? Comment s’organise-t-on pour en faire des espaces organisationnels dans lesquels chacun y trouve son compte : contributeur, chef de projet, managers et, last but not least, les clients ?

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photo(14)The agile community is full of drive and new ideas. This is what I’ve liked for the last 10 years ever since I joined it. However, it may happen that the community enthusiasm makes me uncomfortable. In all fairness, I no longer share its hunger for new concepts to keep the community buzzing with novelties and shining new toys.

One of the target domains of new concept mass-production for the Agile community during the last few years has been Lean. Lean Start-up, Lean UX, Lean Analytics, Lean BtoB, Lean Kanban (probably the most confusing of all), Lean YouNameIt – not to mention SAFe framework that proudly displays the Lean flashy sticker on its top left corner.

This enthusiasm has had interesting consequences. First, it has allowed to put Lean in the spotlight as people were seeking alternative modes of management allowing to navigate the complexity of the 21st century business world. Second, it has also proved instrumental in introducing Lean to a new generation of professionals – including this blog main contributor. Read the rest of this entry »

Le Virage Lean par Art Byrne

February 10, 2015

Bien souvent, le Lean est réduit à une suite d’outils  dont le dirigeant, un peu à la manière d’un ERP ou d’un Workflow, peut disposer pour améliorer l’efficacité opérationnelle de telle équipe de support ou de telle autre de production. Il va alors en déléguer la mise et oeuvre et l’infliger, de loin, à ses équipes afin d’obtenir une amélioration sensible de l’opérationnel. Bizarrement, les résultats ne sont alors que rarement au rendez-vous.

A mesure que l’on découvre des cas d’étude dans lesquels le Lean fonctionne, on se rend compte que Dan Jones et Jim Womack ne plaisantaient pas lorsqu’ils parlaient dès 1995 d’un système total de Management. Un système qui concerne l’ensemble de l’organisation : les équipes opérationnelles mais aussi le management et, encore plus important, le dirigeant.

Ce livre rappelle qu’un dirigeant qui attend d’une initiative de transformation qu’elle fonctionne sans s’impliquer lui-même complètement c’est un peu comme ces parents qui s’étonnent du langage châtié de leurs enfants alors qu’eux même ne cessent de jurer. Be the change you want to see in the world disait Gandhi : Art Byrne walks the talk et offre ici un ouvrage de dirigeant pour dirigeant. Un executive au pedigree impressionnant dont celui d’avoir dirigé Wiremold, un des cas d’étude de l’ouvrage séminal de Jones et Womack cité plus haut. Art a en outre permis en 10 ans à son entreprise de multiplier par 25 sa valeur (de $US 30 millions à 770).

Il délivre à travers ce livre une perspective à la valeur inestimable, où la confrontation directe avec l’indocile réalité incarne la démarche vertueuse d’un leadership moderne. A offrir à votre CEO pour la Saint Valentin et voici pourquoi … Read the rest of this entry »

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