Lectures de l’été : Thérapie de David Lodge
July 30, 2010
Nouvel épisode des lectures de l’été.
Après 2007, 2008 et 2009, voici l’édition 2010 consacrée à Thérapie (1995), de David Lodge, une comédie dramatique diablement WoodyAllenienne (on pense beaucoup à Whatever Works).
Un quinquagénaire riche, acariâtre et hypo-condriaque, travaillant dans le monde de l’écriture (scénariste de sitcom) décrit à travers son journal sa dépression et sa vie qu’il juge, sans le moindre auto-apitoiement, vide de sens.
Jusqu’à ce que survienne un réel changement, changement qu’il subit, et qui coïncide avec sa découverte de l’existentialisme et de Kierkegaard. Hilarant et bouleversant.
Amazon : une chance pour le petit commerce culturel ?
February 23, 2010
J’achète environ une vingtaine de livres par an. Deux tiers sont des business books en anglais. Le dernier tiers est en français : de la fiction et des livres d’économie ou de sociologie.
J’habite Bordeaux, une de ces grandes villes françaises dans lesquelles on trouve encore ces petites librairies silencieuses, feutrées et chaleureuses telles que dépeintes par ces romans dégoulinant de démagogie et de nostalgie, romans qui ont constellé la seconde moitié du XXème siècle de la littérature.fr.
On pourrait donc imaginer que j’achète mes livres dans ces échoppes. Read the rest of this entry »
7 raisons de lire Confessions of a Public Speaker
January 21, 2010
Après les incontournables The Art Of Project Management (ressorti sous le nom de Making Things Happen) et Myths of Innovation, O’Reilly publie le nouvel ouvrage de l’impeccable Scott Berkun.
Après avoir abordé les sujets de gestion de projet et d’innovation, Scott aborde avec ses habituels talent, humour et sagacité un troisième thème important de la vie professionnelle : l’art de présenter ses idées.
Il connait la maison entreprise : 10 ans chez Microsoft (Project Manager Internet Explorer) ça vous forme un knowledge worker.
Sept bonnes raisons de lire cet excellent bouquin :
Des fleurs pour Salinger
April 3, 2008
Bibliothécaire de son état et chanteur du groupe dans lequel je jouais alors, mon ami Jean-Jacques entreprit de m’offrir pour mes vingt ans tout un pan de la littérature américaine du XXème siècle.
Attendri par mon enthousiasme candide pour les auteurs américains, enthousiasme suscité par la lecture de Philippe Djian – on entre en littérature comme on peut – ce bon Jean-Jacques décida de m’ensevelir sous un monceau d’extraits d’âme américaine. Grâce lui soit rendue.
Au programme : Hemingway (Pour qui sonne le glas), Steinbeck (Les raisins de la colère, Des souris et des hommes), Dos Pasos (42eme parrallèle), Faulkner (Le bruit et la fureur), FS Fitzgerald (Tendre est la nuit, Gatsby le Magnifique), Jack Kerouac (Sur la route), John Fante (Bandini) et, perle parmi les perles, L’Attrape Coeurs de JD Salinger.
De la haine de qualité
August 20, 2007
Judith Bernard et le hérisson
J’en ai déjà parlé ici : comment l’élégance du hérisson et son succès inattendu (350.000 ventes à ce jour) exaspère prodigieusement notre intelligentsia officielle. Aujourd’hui Judith Bernard.
Que Marc Levy ou Guillaume Musso vendent leur soupe inoffensive à la tonne passe encore ; qu’une prof de philo de Province fasse de même dans un ouvrage où on retrouve de longues tirades sur Husserl, Tolstoï ou le cinéma d’Ozu, là, non ce n’est juste plus possible.
Que, de plus, on se moque ouvertement dans cet ouvrage de la bourgeoisie de gauche (la mère de Paloma, hilarante avec son psy bidon, sa culpabilité de gauche, ses escarpins Manolo Blahnik, et ses nappes à 240€) ou des élèves de normale sup’ (sa soeur detestable et ses copains arrogants qui se la jouent cool, parfaitement croqués) : la guerre ouverte est déclarée.
Dans sa descente en flamme du livre, Judith parle de la haine qu’elle lit dans le livre de Barbery :
Et très vite c’est devenu odieux. Mais vraiment odieux. Je n’ai jamais dit ça d’un livre avant celui-là. Dans celui-là il y a tant de haine que je me suis mise à le haïr. C’est un livre qui transpire la haine sociale : la haine des riches, invariablement cons, prétentieux, et vulgaires.
Les lectures du lagon
August 1, 2007

Bon je vais pas en faire une thèse non plus mais lire sur la terrasse en bord de lagon est une sensation intellectuo-sensorielle qui confine à la béatitude.




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