Deuxième partie de cette réflexion sur la relation plus que fraîche qu’entretiennent nos élites intellectuelles avec les réseaux sociaux et la culture 2.0 en général.

La première partie passe en revue les lignes directrices de la pensée hexagonale sur le sujet, comment celle-ci s’avère peu pertinente et ne jouit d’aucun écho à l’extérieur de nos frontières (ouvrages références, conférences etc …). Elle décrit en outre un premier motif de rejet des intellectuels à l’égard d’internet : la menace que ces réseaux sociaux, vecteurs de fluidité sociale, représentent dans un pays où les institutions et les statuts qu’elles octroient ont une importance fondatrice.

Ce second billet énumère quelques uns des piliers de la culture internet et essaye d’expliquer en quoi cette dernière rebute nos élites.

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J’aime beaucoup les chansons de Phoenix, en particulier celles de deux derniers albums en date : l’étincelant Never Been Like That (dont est tiré l’immense Consolation Prizes clippé ci-dessus) et Wolgang Amadeus Phoenix.

Le travail des guitares de Christian Mazzalai et Laurent Brancowitz est remarquable : les entrelacs d’arpèges et de guirlandes de riffs subtils de Fender Telecaster évoquent immanquablement l’orfèvre Johnny Marr (The Smiths).

La voix de Thomas Mars demeure neutre, compressée et sans effet ; pas d’affect inutile :  la quintessence de l’esprit indie. Mars est volubile et sa prosodie qui rebondit sur des syllabes superposées donne une aspect élastique à son chant (sur Consolation Prizes, le “When my godgiven little became a lot older”).

Le batteur Thomas Hedlund est un Golgoth donnant une assise et un groove incroyable aux concerts de leurs deux dernières tournées.

Les mélodies sont splendides, solaires et mélancoliques : nul doute pourquoi les filles peuplent en majorité les concerts du groupe.

A l’image de Daft Punk et Air pour la musique électronique, Phoenix est l’icône d’une indie-pop française qui s’exporte (Grammy Award best indie rock album 2009 pour Wolfgang Amadeus Phoenix). Et comme Daft Punk et Air, Phoenix vient de Versailles. Read the rest of this entry »

Deuxième partie de la chronique de l’épatant Révolte Consommée de Joseph Heath et Andrew Potter.

Un billet moins synthétique se concentrant sur le caractère infondé et pernicieux de 10 (pour faire un compte rond) principes intellectuels de la contre-culture ainsi que sur leur conséquences désastreuses tels qu’énoncées dans l’ouvrage.

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Toute révolte consommée

August 18, 2009

Encore une fois, Hypertextual perd toute pertinence en regard de l’actualité pour s’attarder sur un autre de ces ouvrages indispensables pour mieux comprendre les mécanismes internes de nos sociétés et cultures occidentales. Un essai fascinant qui justifie 2 billets : le sequel dispo .

(Merci à Aymeric pour le conseil de lecture glissé dans une discussion sur la classe moyenne et la profonde aversion qu’elle suscite à gauche.)

Joe Heath et Andrew Potter s’attaquent aux idée-forces qui innervent la pensée sociétale contre-culturelle depuis 40 ans et son avènement formel avec la parution de l’ouvrage Vers une contre-culture de Theodore Roszak. Si les auteurs ne questionnent jamais les vertus artistiques ou divertissantes de la contre-culture, il font preuve de l’audace que louait Bourdieu en s’attaquant au conformisme de l’anti-conformisme.

Guidés par un implacable sens éthique, Heath & Potter s’appuient sur les travaux de Thomas Franck (dont ils se réclament ouvertement), Thorstein Veblen, Thomas Hobbes, Fred Hirsch, Pierre Bourdieu ou Les Beastie Boys pour prouver qu’il existe un territoire intellectuel médian et cohérent. Ainsi ne cèdent-ils davantage au spectaculaire de la révolution bidon qu’ au conservatisme réactionnaire pour proposer une analyse rafraîchissante, décapante et salutaire. Read the rest of this entry »

Anti Somewhere League

December 16, 2008

Puisque l’ami Aymeric nous y invite, continuons donc notre petite analyse de la relation des français avec leur identité socio-culturelle. Aujourd’hui : la part prépondérante de la composante socio-professionnelle dans notre façon de nous présenter. Read the rest of this entry »

En tant que chic type plutôt de gauche, le mépris de nos élites intellectuelles envers la classe moyenne fait partie des nombreux systématismes ataviques de notre société.fr qui m’attristent et me laissent dans une profonde incompréhension. Read the rest of this entry »

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