philoMag89

“Si l’on a ni l’envie, ni la force, ni les moyens de larguer les amarres de la vie professionnelle, il y a peut-être une solution. Pourquoi ne pas aborder le travail différemment : comme une occasion de réfléchir, d’agir, de jouer ? Changer de perspective c’est prendre de la distance avec des enjeux souvent angoissants. C’est injecter un peu de détachement dans le travail. Travailler en philosophe en somme.”

L’excellent Philosophie Magazine propose dans son son numéro de Mai 2015 un dossier posant la question suivante : Peut-on être heureux sans travailler ? Un sujet délicat car il est si facile de s’adonner à la facilité démagogique, piège que n’évite Alexandre Lacroix le pourtant brillant directeur de la rédaction dans son éditorial.

Michel Eltchaninoff propose une perspective plus large et plus complexe dans un long article qui se conclut par la citation ci-dessus. Read the rest of this entry »

La première partie de ce billet était consacrée à une série d’articles dans la presse quotidienne ou magazine. Celui-ci est consacré à un documentaire diffusé sur une chaîne cryptée, documentaire que nous ne nommerons pas afin de ne pas lui donner davantage de visibilité numérique qu’il ne mérite. Le fait que ce documentaire porte le même nom qu’un article du Monde Diplomatique donne cependant quelques indications sur la ligne éditoriale, sur l’originalité de la perspective et sur “l’objectivité” du reportage.

Un sujet difficile avec une enquête sur le terrain qui met à jour d’authentiques problèmes mais l’ensemble s’avère discrédité par des procédés classiques de manipulation audio visuelle. Un reportage aveuglé par une intention éminemment discutable et une haine aveugle d’un mode de management qui est pour l’auteur, ontologiquement, mauvais.

Les tragédies qui y sont racontées sont évidemment bouleversantes mais elles méritent davantage un appel à la raison plutôt qu’à des réactions passionnées. Read the rest of this entry »

Adoncques la presse.fr a décidé de faire un sort au management Lean. A grand renforts d’approximations et de procédés douteux, Le Monde, Rue89 et Les Echos joignent leurs forces dans une propagande qui a pour but de remettre en cause le management lean et sa mise en oeuvre dans l’hexagone.

Des articles qui révèlent un certain nombre de choses sur notre culture (ou plutôt, en l’espèce, inculture) du management et qui ne font qu’effleurer la vraie question pour laquelle on aimerait lire une authentique réflexion : comment mettre en oeuvre chez nous cette méthode de travail vertueuse qui a fait ses preuves dans une multitude de contextes industriels et culturels, pour améliorer notre productivité et conserver nos emplois tout en préservant nos salariés ?

Une bonne occasion pour remettre les pendules à leur place comme dirait Johnny, occasion qu’#hypertextual ne pouvait décemment manquer.

(Note 1: comme le précise la page de présentation, ces propos ne présentent que mon seul point de vue de blogger et coach Lean et en aucun cas celui de mes employeurs présents ou passés

Note 2 : Article très long – 3000 mots – compter 15 mns de lecture) …

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“Je suis étonné que vous ayez tant utilisé le mot changement dans votre présentation. Comme si c’était la clef pour améliorer la situation. Vous devez comprendre qu’en France c’est précisément ce mot qui nous fait peur. Le changement pour nous, cela veut dire que la situation empire, pas qu’elle s’améliore.”

Peter Gumbel vient de publier Elite Academy, ouvrage sur lequel #hypertextual (qui a déjà chroniqué le rafraîchissant On Achéve bien les Ecoliers) va évidemment longuement revenir.

Nous profitons de cette sortie pour citer un autre ouvrage essentiel du britannique : French Vertigo (2006), son premier essai (dans un français admirable) sur ce que lui inspire les incohérences de notre pays. Il reporte dans cet extrait les commentaires d’un enseignant d’économie venu assister à un séminaire animé par l’auteur à l’institut de l’entreprise.

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Un ouvrage rapidement évoqué lors de sa sortie et plus longuement chroniqué aujourd’hui après sa lecture.

Christian Roudaut est journaliste et vit en Angleterre depuis une dizaine d’années. L’objectif de cet ouvrage consacré aux français du dehors, ceux qui ont décidé d’émigrer, est d’offrir des pistes de réflexions sur ce qui peut être amélioré en ayant l’humilité nécessaire pour s’inspirer sans nécessairement copier de ce qui se fait hors de nos frontières.

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econoclaste – Le mythe de l’obsolescence programmée

Splendide billet d’Econoclaste au sujet du reportage diffusé par Arte.

A la fin de ce document manipulateur, complotiste, qui n’explique rien, on se demande comment on en arrive à réaliser une chose pareille. L’explication est en filigrane dans le document, qui nous montre avec des trémolos dans la voix off des conférences sur la décroissance, et qui donne la part belle à Serge Latouche, le grand prêtre du mouvement. On comprend alors que nous ne sommes pas face à une entreprise d’information, mais à une entreprise de morale, selon le concept défini par le sociologue Howard Becker. Le but du documentaire n’est pas d’informer, mais de convertir les mécréants.

Un passage admirable sur les ingénieurs :

Ce passage m’a irrésistiblement rappelé cette phrase de J.M. Folz, ancien PDG de Peugeot, qui a déclaré un jour “qu’il y a trois façons de se ruiner : le jeu, les femmes et les ingénieurs. Les deux premières sont les plus agréables, la troisième est la plus sûre”. Il entendait par là que ce que les ingénieurs aiment concevoir n’est pas toujours ce que les clients désirent, et qu’à trop suivre les ingénieurs, on finit par faire des produits hors de prix et qui n’intéressent pas les clients (ayant dirigé Citroen, il savait de quoi il parlait).

Le reste ici.

 

Suite de l’article sur l’entreprise 2.0 et l’utopie qu’elle peut représenter pour certains.

L’objectif de la première partie est de montrer que l’entreprise 2.0 (collaborative, où les employés sont motivés et contribuent spontanément, où les hiérarchies s’aplanissent etc …) n’est pas une utopie (étymologiquement le “Sans Lieu”, le “Nulle Part”) pour la simple et bonne raison qu’elle a été mise en oeuvre dans de nombreuses entreprises, contextes et pays, avec succès.

L’objectif de cette seconde est de montrer que si nous y voyons de l’utopie c’est en grande partie en raison de notre conditionnement culturel : celui de l’entreprise hexagonale.

Sortir du pessimisme organisationnel donc, pour paraphraser Gérard Grunberg, et ne plus voir dans l’Entreprise 2.0 qu’une solution, certes disruptive, mais pragmatique et évidente aux problèmes que rencontrent les entreprises dans la société de la connaissance. Read the rest of this entry »

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