Adoncques la presse.fr a décidé de faire un sort au management Lean. A grand renforts d’approximations et de procédés douteux, Le Monde, Rue89 et Les Echos joignent leurs forces dans une propagande qui a pour but de remettre en cause le management lean et sa mise en oeuvre dans l’hexagone.

Des articles qui révèlent un certain nombre de choses sur notre culture (ou plutôt, en l’espèce, inculture) du management et qui ne font qu’effleurer la vraie question pour laquelle on aimerait lire une authentique réflexion : comment mettre en oeuvre chez nous cette méthode de travail vertueuse qui a fait ses preuves dans une multitude de contextes industriels et culturels, pour améliorer notre productivité et conserver nos emplois tout en préservant nos salariés ?

Une bonne occasion pour remettre les pendules à leur place comme dirait Johnny, occasion qu’#hypertextual ne pouvait décemment manquer.

(Note 1: comme le précise la page de présentation, ces propos ne présentent que mon seul point de vue de blogger et coach Lean et en aucun cas celui de mes employeurs présents ou passés

Note 2 : Article très long – 3000 mots – compter 15 mns de lecture) …

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Peter Gumbel est auteur, journaliste à Time Magazine et enseignant à Sciences-Po où il a été directeur de la communication. Britannique installé en France depuis 2002, il vient de publier un troisième essai sur la société française.

Elite Academy succède ainsi à French Vertigo (2006), où le journaliste se questionnait sur les raisons profondes du pessimisme ambiant, et On Achève bien les écoliers (2010) où il remettait en cause un grand nombre des principes de notre éducation nationale à l’aune des résultats comparatifs de celle-ci dans le concert international.

L’auteur poursuit ici son travail d’auscultation de la société française en traitant ce que le vénérable Edgar Schein appelle les Basic Assumptions, ces éléments fondateurs des cultures qui sont tacitement admis, tabous et jamais discutés ouvertement. Avec Elite Academy c’est au tour des grandes écoles et de notre culture de l’élitisme …. Read the rest of this entry »

“Je suis étonné que vous ayez tant utilisé le mot changement dans votre présentation. Comme si c’était la clef pour améliorer la situation. Vous devez comprendre qu’en France c’est précisément ce mot qui nous fait peur. Le changement pour nous, cela veut dire que la situation empire, pas qu’elle s’améliore.”

Peter Gumbel vient de publier Elite Academy, ouvrage sur lequel #hypertextual (qui a déjà chroniqué le rafraîchissant On Achéve bien les Ecoliers) va évidemment longuement revenir.

Nous profitons de cette sortie pour citer un autre ouvrage essentiel du britannique : French Vertigo (2006), son premier essai (dans un français admirable) sur ce que lui inspire les incohérences de notre pays. Il reporte dans cet extrait les commentaires d’un enseignant d’économie venu assister à un séminaire animé par l’auteur à l’institut de l’entreprise.

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Sophie Pedder est la chef du bureau de The Economist à Paris. Elle est la rédactrice du fameux article du magazine Britannique qui a mis la France politique en émoi au Printemps, article qui insiste sur la dimension frivole du contenu de la campagne quand de nombreux problèmes patents demeurent non traités.

A la manière de On Achève Bien les Ecoliers de Peter Gumbel pour l’éducation, ou le très drôle God Save La France de Stephen Clarke sur l’absurdité de la vie en entreprise.fr, Le Déni Français propose un regard extérieur et salutaire sur notre économie, regard délesté de nos oeillères hexagonales pour faire apparaître d’authentiques problèmes et injustices économiques.

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Obama est attaché à la tradition du pragmatisme, intitiée par les philosophes John Dewey et William James. Ces penseurs affirmaient que toute forme de certitude dogmatique est incompatible avec une approche scientifique. Ils plaidaient en faveur de l’expérimentation dans tous les domaines, en philosophie et en politique, où chaque idée avancée doit être soumise à un examen critique et à une vérification par le biais de l’expérience.

James Kloppenberg est politilogue et il répond ici aux questions de Philosophie Magazine (#64) au sujet des élections américaines. Et si après avoir apporté une alternative au management classique en étant la base du Lean, la méthode scientifique de Francis Bacon du XVIIème siècle  contribuait aussi (enfin) à la transformation de la politique ?

Une bonne excuse pour afficher la splendide pochette de cette compilation réalisée pour supporter la campagne de Barack en l’inscrivant dans la lignée des grands jazzmen afro-américain. Coltrane président !

Peter Gumbel est un ancien grand reporter de Time Magazine à Paris, élu journaliste de l’année par la Work Foundation. Après French Vertigo (en 2006), On achève bien les écoliers est le second livre dans lequel il pose son regard décalé sur la société française. Dans cet ouvrage, l’auteur, qui apprécie ce pays dans lequel il vit et y a scolarisé ses deux filles, se pose un certain nombre de questions sur notre système éducatif.

Il s’agit d’un essai extrêmement bien documenté (interviews, recherche etc …) qui intéresse tout particulièrement #hypertextual pour un point précis : le questionnement sur la capacité de l’éducation nationale à inspirer nos enfants et leur permettre de s’épanouir durant leur scolarité et développer leur créativité. On y trouve des pistes assez instructives ..

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I remember in 2003 when Georges W Bush decided to wage war against Iraq, I was having these long conversations with US citizens on the New York Times forum.

My position back then was (and still is) : the world prefers Bill Clinton‘s America than W’s as Clinton’s Soft Power is much better in the long-term than neocon’s (W, Wolfowitz, Rumsfeld, Cheney) belligerent stance on the world.

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Je me posais cette question en lisant le remarquable Here Comes Everybody de Clay Shirky : où en sont nos intellectuels sur le sujet des réseaux sociaux ?

Quelle réflexions, recherches et pensées sont produites par nos sociologues, économistes, philosophes, politologues, éditorialistes pour donner du sens aux remarquables mutations de la société que l’avènement du web collaboratif et des réseaux sociaux provoquent ? Et, au delà, quelle est la portée de cette réflexion dans le monde connecté ?

Talk about the revolution

Parce qu’elles transforment radicalement ce qui touche à notre travail, à la culture, aux médias, à la connaissance, aux métiers créatifs, ces technologies sont jugées révolutionnaires par des auteurs passionnants aux quatre coins du monde : où sont les nôtres ?

Où sont nos Clay Shirky, Jamie Surowiecki, Chris AndersonDavid Weineberger, Christopher Locke, Alexander Bard, Andrew McAfee, danah boyd ? Pour ces essayistes mondialement reconnus, le caractère révolutionnaire d’outils permettant pour la première fois de la diffusion de masse Many to Many ne fait aucun doute : il est comparé à ceux de l’imprimerie, du téléphone ou des outils de diffusion de masse (radio, télévision) …

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Just started reading The Rise of the Creative Class by Richard Florida. It’s a stunning book.

The pitch : creativity is the source of wealth in the western world of the 21st century. Citis are the organisational unit our societies are based on. Cities where there is the most tolerance also are the cities where there is the most talented people, the most high tech companies and where the most wealth is created. Richard Florida is a sociologist and this is based on hard facts.

How can you tell a city is tolerant ? By the presence in large numbers of gay people, bohemians (artists, musicians, writers …) and a mixed racial culture. The reason ? Highly talented people (the creative class i.e scientists, engineers, designers, etc …) need such tolerant place for their life balance. So this is where they go.

Badly ranked cities took the point serioulsly and gather to set up up a manifesto providing guidelines on how to foster Creativity in their city to make them wealthier. This is the Memphis Manifesto.

I’m just fascinated with how appropriate it is to make companies more creative (and how enterprise 2.0 – again, sorry -  can help in implementing these principles) : Read the rest of this entry »

Un article du monde sur l’essai de Christian Roudaut : France je t’aime je te quitte.

Dans le billet sur la Société du Malaise, nous en sommes venus, @fbrunel et moi, à discuter de la perspective neuve qu’offre l’expatriation dans la perception de notre pays.

Expatriation qui a déjà suscité des discussions musclées sur Hypertextual et qui demeure une démarche que je ne saurais trop recommander tant elle ouvre les yeux et fait apparaitre les forces et faiblesses de notre modèle sociétal. Read the rest of this entry »

(Illustration de Hu Ming – click for more)

Troisième épisode de la réflexion sur l’aptitude du management français à affronter le 21ème siècle en dépit de son lourd héritage culturel.

Après les coûts de l’obsession de la hiérarchie et du contrôle, puis de la politique, aujourd’hui interessons nous à celui de notre héritage révolutionnaire. Read the rest of this entry »

Deuxième partie de l’article sur les défis du management français au 21ème siècle.

D’aucuns pourront se poser légitimement la question suivante : à quoi bon un tel acharnement contre la culture française du management ? Une réponse de Michel Volle :

S’intéresser à la pathologie des entreprises ce n’est pas du mauvais esprit mais du respect envers ces êtres vivants (Pathologie de l’entreprise).

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I have been thinking about this topic for a while now. Enterprise 2.0 book from Andrew McAfee chapter 8  (Looking ahead), a nice twitter conversation with @oscarberg, and a New York Times article about Microsoft Creative Destruction : all combined to convince me there was some room for a blog post. Read the rest of this entry »

Deuxième partie de la chronique de l’épatant Révolte Consommée de Joseph Heath et Andrew Potter.

Un billet moins synthétique se concentrant sur le caractère infondé et pernicieux de 10 (pour faire un compte rond) principes intellectuels de la contre-culture ainsi que sur leur conséquences désastreuses tels qu’énoncées dans l’ouvrage.

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L’antisarkozysme n’est pas une politique | Telos.

Ce n’est pas tous les jours que l’on déniche un auteur dont le discours résonne d’un tel écho.

Un grand nombre des problématiques qui me mettent mal à l’aise aujourd’hui en tant que personne plutôt à gauche, dans ma relation à la chose politique sont, comme par je ne sais quelle magie, levées et élucidées par Grunberg.

Avec cet article : l’anti-sarkozysme dont Heavy Mental traite ici, là, encore ici ou encore là. Quelques extraits :

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