Un petit retour sur une conférence Lean Summit 2014 qui s’est déroulée à la cité internationale de Lyon les 2 et 3 Avril. Plutôt passionné par les technologies et tendances du numérique, il s’agissait d’uns conférence de laquelle j’attendais peu. La surprise ne fût que plus belle, avec un évènement qui s’est avéré être un des plus marquants auxquels j’ai assisté, et pas seulement en raison de la fontaine de chocolat.

La raison en est toute simple : il ne s’agit pas d’une autoroute pour consultants, experts ou éditeurs mais d’un espace dans lequel des dirigeants racontent leur histoire, celle de leur entreprise et expliquent comment le lean leur a permis non seulement de survivre mais d’obtenir des résultats exceptionnels tout en impliquant leurs équipes.

A une époque où, à grands renforts de propagande, le Lean est dépeint comme un outil d’assujetissement à la productivité et où le Made in France évoque plutôt une résignation désuète ou un pleurnichage institutionnel, cette conférence rafraîchissante et tonique a clairement rappelé qu’il s’agissait surtout d’une alternative crédible pour continuer à créer de la richesse de façon soutenable dans notre beau pays …

Read the rest of this entry »

Ceux qui avaient fui l’Ancien Monde surpeuplé pour le nouveau continent n’étaient pas dôtés de gènes sociables : c’étaient au contraire ceux qui ne s’entendaient pas bien avec les autres.

Une phrase tirée de Freedom un récit à la densité romanesque prodigieuse, quasi-Toilstoïenne, narrant l’histoire d’une famille de la middle-class Américaine dans laquelle la mère est tiraillée entre l’amour pour son mari, homme de bien, et le désir qu’elle éprouve pour le meilleur ami de celui-ci, rock star indépendante. Un tryptique qui n’est pas sans évoquer un autre immense roman américain récent, Le Roman du Mariage de Jeffrey Eugenides (dont une citation pourrait aussi figurer ici : “«Les problèmes amoureux de Madeleine ont commencé au moment où les auteurs français qu’elle était en train de lire s’employaient à déconstruire la notion de l’amour.» mais ne nous égarons pas).

Tirée de l’histoire du grand père suédois du mari qui décide d’émigrer en Amérique au 19ème siècle, on imagine cette phrase donnée depuis la perspective de ceux qui restent. Transposée au 21ème siècle, cette citation évoque aussi les propos que peuvent tenir les allergiques au numérique à l’endroit de ceux qui ont trouvé dans les réseaux un nouveau continent social.

On doit pouvoir trouver une utilité à ce que l’on fait : d’une façon ou d’une autre, le travail doit laisser une trace pour avoir du sens, or rien de ce qui serait accompli dans la machine à expérience ne laisserait véritablement de trace. Qui plus est, on n’apporterait aucune contribution à la vie des autres. Finalement l’existence n’aurait pas de conséquence véritable.

Une réflexion sur le sens du travail qui résonne d’un écho particulier alors que je viens de procéder à un changement de direction dans ma carrière. Une citation qui nous renvoie en outre à cette notion de dent in the universe par 37Signals.

Lars Svendsen est docteur en philosophie et professeur associé à l’université de Bergen en Norvège. Son ouvrage Le Travail regroupe un ensemble de textes autour non seulement du travail mais aussi des loisirs. Read the rest of this entry »

Dans le cadre des Masterclass Communication de la commission européenne, j’ai eu l’opportunité de faire une présentation dans les locaux de l’institution à Bruxelles le 25 Juin 2013. Voici donc le support utilisé dans cette présentation de deux heures.

Europhile convaincu, (davantage au sens anglais qu’au sens français, plus limité) et souhaitant participer à l’apaisement dans la tension Bruxelles-Paris, j’ai donc eu l’honneur de présenter dans la langue de Montebourg un état de l’art sur l’utilisation de ces nouveaux outils de communication émergents à des cadres des différentes directions de l’institution. Mille mercis à l’impeccable Diane Sifflet (du crew #EdgeExperimenters) pour m’avoir offert cette opportunité.

Read the rest of this entry »

Peter Gumbel est auteur, journaliste à Time Magazine et enseignant à Sciences-Po où il a été directeur de la communication. Britannique installé en France depuis 2002, il vient de publier un troisième essai sur la société française.

Elite Academy succède ainsi à French Vertigo (2006), où le journaliste se questionnait sur les raisons profondes du pessimisme ambiant, et On Achève bien les écoliers (2010) où il remettait en cause un grand nombre des principes de notre éducation nationale à l’aune des résultats comparatifs de celle-ci dans le concert international.

L’auteur poursuit ici son travail d’auscultation de la société française en traitant ce que le vénérable Edgar Schein appelle les Basic Assumptions, ces éléments fondateurs des cultures qui sont tacitement admis, tabous et jamais discutés ouvertement. Avec Elite Academy c’est au tour des grandes écoles et de notre culture de l’élitisme …. Read the rest of this entry »

“La France reste une des rares sociétés où l’appartenance à l’élite, une fois acquise, devient permanente. Cela garantit d’en être membre à vie et s’accompagne de nombreux avantages (réseaux de pouvoir, accès à des emplois réservés, merveilleuses sinécures, risque de chômage inexistant).”

Ezra Suleiman enseigne à l’université de Princeton et siège dans plusieurs comités de direction d’institutions publiques et privées et France et à l’étranger.

Cette citation est rapportée par l’implacable Brice Couturier dans sa chronique des matins consacrée au nouvel essai de Peter Gumbel sur lequel #hypertextual reviendra très, très bientôt … oh, et oui : les Citations du Dimanche paraissent maintenant en semaine car j’essaye de rester unplugged le jour du seigneur.

L’innovation technique de l’imprimerie est pensable au moment où elle est possible. Avec la révolution numérique nous avons à digérer une offre mondiale et immédiate qui ne correspondait à aucun besoin socialement ressenti. Le possible n’est pas encore pensable.

Une citation tirée du Philosophie Magazine #66 : Y a-t-il un pilote dans l’histoire ? Une citation très belle en ce qu’elle pourrait porter en elle les germes des innovations de demain.  Las ! Un numéro empreint de la nostalgie de nos élites envers cette époque révolue où du coeur de l’occident, la France dominait le monde et écrivait l’histoire. Read the rest of this entry »

Follow

Get every new post delivered to your Inbox.

Join 367 other followers