France : je t’aime, je te quitte

Un article du monde sur l’essai de Christian Roudaut : France je t’aime je te quitte.

Dans le billet sur la Société du Malaise, nous en sommes venus, @fbrunel et moi, à discuter de la perspective neuve qu’offre l’expatriation dans la perception de notre pays.

Expatriation qui a déjà suscité des discussions musclées sur Hypertextual et qui demeure une démarche que je ne saurais trop recommander tant elle ouvre les yeux et fait apparaitre les forces et faiblesses de notre modèle sociétal.

En se confrontant  dans la vie quotidienne au sein d’autres sociétés à de différentes façons d’appréhender le logement, l’éducation, la santé, les transports, la vie professionnelle, on identifie assez vite les spécificités hexagonales.

Cela permet surtout de voir émerger les travers qui sont intimement liés à notre culture et que d’aucuns veulent nous faire croire universel.

L’ouvrage de Christian Roudaut en parle sans tabous et semble hautement recommandable. Quelques constatations qui vont à l’encontre de principes dont on (chez-nous.fr) se gargarise dans le texte mais bien peu dans les actes :

Parmi les nouveaux expatriés figurent beaucoup de jeunes Français issus de l’immigration. Plusieurs d’entre eux racontent pourquoi ils sont partis chercher (et ont trouvé) à Stockholm, Londres, Amsterdam ou San Francisco ce que “l’égalité républicaine” ne pouvait leur offrir.

le rapport obstinément malsain des Français avec l’argent (“qui corrompt, achète, écrase, tue et ruine”, assénait Mitterrand en 1971) et leur méfiance à l’égard de

l’enrichissement, qui “paraît souiller de façon indélébile son bénéficiaire” sont plus intéressants, qu’ils émanent de patrons comme Pierre-Yves Gerbeau (X-Leisure) ou d’entrepreneurs moins connus.

la “culture du conflit” hexagonale, aux dépens de celle du compromis. Ces deux mêmes blocages sont souvent considérés comme majeurs par les observateurs étrangers qui se sont penchés sur la société française

le modèle social français reste exemplaire a plus d’un titre.

Conclusion de l’auteur : La France n’a d’autre choix que de se moderniser sans sacrifier les grands choix de société qui font sa spécificité”

Le livre ici et là un entretien avec l’auteur sur France 24.

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1 Comment

  1. Salut Cecil,

    Je viens de voir l’interview de Christian Roudaut et je partage tout a fait mon experience (on sent d’ailleurs l’incredulite du journaliste de F24).

    Comme il le dis tres bien, le Francais expatries sont tres loin des cliches et leur critique de la France est souvent tres constructive.

    Pour ma part c’est l’immobilisme, le manque de confiance et le pessimisme des Francais en France qui me decoit le plus; surtout vis-a-vis d’un pays qui a autant de potentiel.

    C’est en voyant la France de loin qu’on se rend compte a quel point c’est un gachi.

    C’est surement le plus rageant.

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