30 ans de carrière et 10 enseignements pour donner du sens à mon travail

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La première partie de ce billet donnait une perspective chronologique et descriptive de mes trente premières années de carrière. Celle-ci se veut davantage introspective.

Comme l’a très bien expliqué mon ami Jon Husband, aujourd’hui nous évoluons professionnellement au sein de systèmes socio-technologiques éminemment complexes et il est particulièrement ardu de donner du sens à son travail et à sa contribution. Il est donc de la responsabilité de chacun d’apprendre à mieux travailler avec nos collègues, nos clients et nos outils pour y parvenir. Pour dire les choses brutalement : rien ne nous y prépare – et certainement pas notre système éducatif. Nous n’avons d’autre choix que d’apprendre continuellement, chaque jour, sur le terrain.

Cette médaille des trente années me donne le droit de me laisser aller au ton péremptoire sur ma petite philosophie de la vie professionnelle : je ne vais pas m’en priver.

Les lecteurs habitués de ce blog ne trouveront pas nécessairement ici des idées nouvelles, car il peut s’agir de principes que j’ai déjà évoqués ici. Voici donc les dix enseignements retirés de cette longue expérience et convertis en principes de vie professionnelle, pour donner du sens à mon travail …

1. Le rapport à la réalité

“Atteindre le consensus est un processus de construction d’une réalité sociale partagée. “ (Edgar Schein)

La chose qui aujourd’hui me semble la plus importante dans notre relation au monde du travail est notre rapport à la réalité. Je suis très fan de Edgar Schein, un vénérable universitaire américain, qui explique que les deux pôles de l’axe de mesure de notre rapport à la vérité sont, d’une part, la croyance et de l’autre, le pragmatisme (i.e quelque chose est vrai si on l’a mesuré et validé). J’ai longuement écrit sur ce rapport entre la religion et l’approche scientifique. Etant solidement accroché au second pôle j’ai beaucoup de mal avec les personnes qui se complaisent dans le premier : religion bien sûr mais aussi tous les mots en “isme”. Se positionner là correspond bien souvent à un navrant naufrage intellectuel.

“Voir le réel n’est pas donné à tout le monde. Pour voir le réel, il ne faut rien moins qu’une révolution, une puissante révolution comme celle réalisée par Galilée et Newton. Je retourne donc la question. Le réel n’est pas là, devant nous. Et c’est une performance de parvenir à la regarder tel qu’il est.” (Michel Serres)

Dans le monde de l’entreprise, ce rapport à la réalité implique un sens prononcé de la mesure et un rapport aux faits. Comme le dit Deming “Sans données mesurées, vous n’êtes juste qu’une autre personne avec une opinion”. Et ce que l’on veut c’est sortir du monde de l’opinion pour atteindre cet état de “shared social reality” dont parle Schein. Alors bien sûr on pourra nous rétorquer que “l’on fait dire ce que l’on veut aux chiffres” ce à quoi je réponds souvent que l’univers de la fiction est encore plus ouvert sans aucun chiffres. Par ailleurs, comme le rappelle Michael Ballé sans relâche, les chiffres ne sont pas suffisants. Il est important de les illustrer par des faits et des exemples qui permettent de donner un contexte à la portée des chiffres.

La lecture du dernier ouvrage de Yuval Noah Harari (Homo Deus) rappelle toutefois que les croyances communes sont ce qui donnent un sens commun et aident à fonder des civilisations. Dans le contexte de l’entreprise, la capacité du dirigeant à créer un narratif auquel l’ensemble de l’organisation adhère demeure ainsi essentiel.

2. Ce qui dépend de nous

« Les choses qui dépendent de nous sont par nature libres, sans empêchement, sans entraves. Les choses qui ne dépendent pas de nous sont dans un état d’impuissance, de servitude, d’empêchement, et nous sont étrangères. Souviens-toi donc que, si tu crois que les choses qui sont par nature dans un état de servitude sont libres et que les choses qui te sont étrangères sont à toi, tu te heurteras à des obstacles dans ton action, tu seras dans la tristesse et l’inquiétude, et tu feras des reproches aux dieux et aux hommes. Si au contraire tu penses que seul ce qui est à toi est à toi, que ce qui t’est étranger – comme c’est le cas – t’est étranger, personne ne pourra plus exercer une contrainte sur toi, personne ne pourra te forcer, tu ne feras plus une seule chose contre ta volonté, personne ne pourra te nuire, tu n’auras plus d’ennemi, car tu ne subiras plus de dommage qui pourrait te nuire. » (Epitecte)

Je m’efforce toujours de ne consacrer de l’énergie qu’à ce que je peux infléchir. C’est pour cela que souvent, on ne me trouve pas très à l’écoute des problèmes de réorganisation ou de grands projets de nouvelles-solutions-qui-vont-tout-résoudre. Si cette capacité à ne pas accorder d’attention à ce qui importe peu ou à ce qu’on ne peut infléchir ne contribue pas à me donner une réputation de personne sympathique, en revanche elle me permet de m’occuper de bons problèmes, à savoir ceux qui sont actionnables et qui vont aider l’équipe. Voilà l’héritage stoïcien du lean.

Comme l’explique Steven Covey dans ses Seven habits of highly effective people, notre but devrait toujours d’oeuvrer à d’agrandir l’espace qui dépend de nous et réduire celui qui nous affecte (une belle déclinaison de l’esprit Stoïcien).

3. Les périls de l’inachevé

“Nothing is so fatiguing as the eternal hanging of an uncompleted task.” (William James)

William James est le père de la psychologie moderne. Cette phrase a mis à jour un trouble diffus que je ressentais alors que j’éprouvais une sorte de lassitude de moi-même tandis que je démarrais des projets simples (lecture d’un livre) ou complexes (tel projet professionnel) sans en venir à bout. En fait, ces tâches incomplètes sont surtout ce qui nous prive de cette satisfaction simple et essentielle : celle du travail accompli.

Voir à ce sujet l’hilarant TED Talk de Tim Urban (un blogger superstar – Merci @Stéphane Schultz de me l’avoir fait découvrir) au sujet de la procrastination. Ce qu’explique très bien Urban : un des moyens de combattre la procrastination (et le besoin de gratification immédiate qui est la cause de la procrastination) est de se donner des échéances courtes (son semainier est ainsi une très belle idée). Cela dépend juste de nous (voir point #2) : nous donner des objectifs à court terme pour terminer les tâches que nous avons entreprises. Selon moi le noeud de la condition humaine : renoncer à des gratifications immédiates superficielles pour aller chercher des satisfactions plus profondes, du devoir accompli.

Vous le voyez venir : il s’agit d’un des principes essentiels, du lean, dans lequel nous ne souhaitons qu’une chose : réussir notre journée.

4. Les vertus du faire

“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’essayons pas, c’est parce que nous n’essayons pas qu’elles sont difficiles” (Sénèque).

En raison de notre système éducatif nous sommes terrorisés à l’idée de nous tromper. Du coup nous préférons ne rien tenter. Quel dommage : c’est ainsi que l’on passe à côté de mille choses. Et parfois même de sa vie professionnelle.

“L’homme qui travaille reconnait, dans le monde effectivement transformé par son travail, sa propre oeuvre” (Alexandre Kojève)

On pleurniche tous sur le manque de sens du travail mais je pense que nous sommes tous un peu consentants.

Héritiers de la pensée Cartésienne, nous pensons qu’il suffit de “penser” le monde pour en avoir une compréhension claire. Il y a un certain dédain pour le “faire” et on privilégie le “penser”. Ce qui est une idée très pernicieuse car elle nous prive de la récompense du monde transformé (au sens Kojève, hein, pas au sens Startup et Silicon Valley).

La confrontation au monde ne peut pas être désintermédiée par la technologie ou l’abstraction. Voir à ce sujet le travail du philosophe Matthew Crawford dans Contact. Dans son premier ouvrage, Eloge du Carburateur, Crawford avance cette hypothèse selon laquelle les travailleurs de la connaissance ont remplacé le savoir faire par le savoir comment on fait et qu’il s’agit là du noeud de leur condition malheureuse. Une hypothèse qu’il me semble vérifier avec chacun des équipes et chacun des managers que j’accompagne.

5. Les petits pas (Kaizen)

Nous attendons souvent de grands changements ou plutôt de grands miracles qui vont transformer notre vie pour le meilleur (nos attentes du monde politique sont à ce titre très parlantes de cette propension très françaises). Mais la vie n’est pas un film américain, cela ne se produit que très rarement. Et quand bien même cela se produirait, il faut être très costaud pour l’assumer. Ainsi j’avais vu un reportage qui montrait que 90% des gagnants du loto foot italien finissent ruinés et dépressifs.

La sagesse orientale nous apporte plutôt une vision incrémentale : construire sa vie professionnelle par petites victoires (petits projets que l’on a menés à bien). Dynamique qui fonctionne très bien au niveau de l’équipe. Comme le dit Michael Ballé [oui, encore, désolé], on cherche à réussir pour engager les équipes plutôt qu’à engager les équipes pour réussir.

Lorsque j’ai un coup de mou, je me retourne et je regarde ce que j’ai accompli. Ou je me demande juste ou j’en étais sur ce sujet il y a six mois ou un an. Cela montre le chemin parcouru et comment nous sommes parvenus à “transformer le monde” (sourire) autour de nous.

6. Whatever works

Je recommande vivement ce film hilarant de Woody Allen. Il parle d’un quinqua dépressif qui fait ce qu’il peut pour s’en sortir. Nous.fr avons souvent tendance à préférer nous complaire dans la dépression en restant fidèles à la psychanalyse plutôt qu’adopter des approches comportementales (validées par les études cognitives et d’imagerie fonctionnelle) qui nous semblent bébêtes car non étayées par des intellectuels incompréhensibles. Voir à ce sujet l’attaque frontale des démarches comportementalistes par Eva Illouz dans Happycratie.

Le plus dur est de se délester du jugement des autres pour privilégier ce qui nous rend plus épanoui, même si cela peut sembler ringard : whatever works. C’est ainsi que l’on trace sa voie. Une des capacités les plus précieuses que nous ont léguées des millions d’années d’évolutions est celle d’établir un lien de causalité entre une action et un résultat. C’est le coeur de la pensée scientifique : ce qui nous permet de développer un apprentissage validé par la pratique et de nous éloigner des croyances.

Cela permet aussi de voir la vie différemment, en philosophe, comme une suite d’expériences. Lorsque je fais ceci, il se passe cela. cela nous permet enfin d’éviter le piège si confortable de la pensée magique (qui pourrit la vie dans les grandes entreprises – si j’achète tel produit et/ou met en place telle méthode alors tout va bien aller) – car on se soumet alors à quelque chose sur lequel nous n’avons aucune prise.

7. Etre Doux avec les personnes et dur avec les situations

Lorsque j’étais au Royaume-Uni j’ai été très marqué par le recul, la distanciation que prenait chacun par rapport à son travail. Dans le vrai boulot de la vraie vie, nous faisons tous beaucoup d’erreurs (la preuve par ailleurs que l’on fait). Mais ce n’est pas grave car les concurrents en font aussi. Ce qui est grave, c’est de ne pas en tirer des enseignements pour s’améliorer. L’obstacle principal est de reconnaître ses erreurs. En France c’est très compliqué car on considère son travail comme une extension de soi, comme son enfant (autre héritage encombrant de notre système éducatif). Il est donc parfait, poli et se tient bien à table. Cette image mentale est bien évidemment fausse. Donc lorsque l’on juge mon travail au Royaume Uni on ne me juge pas moi, on juge une situation donnée : c’est la distanciation.

La belle idée du titre de cette section est issue des dix commandements de l’Egoless Programming de Gerald Weinberg qui m’ont d’ailleurs été présentés par un britannique, mon Team Leader d’alors, Tony Knights, en 1992 ou 1993. J’avais perdu de vue ce principe mais mon ami Gilles Mantel qui nous accompagnait sur un projet agile me l’a rappelé en 2012. Cela a été comme une épiphanie. Il s’agit d’une déclinaison de la Theory X de Douglas McGregor qui date des années 1950.

Adopter cette perspective dans un cadre professionnel est un formidable fluidifiant. Cela permet une ambiance plus saine, une collaboration plus facile. Mais cela nécessite que les personnes ne soient pas sur la défensive (i.e elles ont su se construire en célébrant et comprenant leurs petites victoires – cf point #5). Cela permet aussi de savoir prendre un peu de recul et rire de soi (le seul sujet vertueux de l’humour selon André Comte Sponville). C’est là encore un profond soulagement lorsque l’on commence à le mettre en oeuvre. Notre regard sur les choses change.

Cette perspective enfin nous permet d’adopter une certaine bienveillance, à l’égard des autres mais aussi à l’égard de soi-même. Plutôt que dire « qui c’est qui a merdé ? » ou « p****n, que je suis nul », il est plus constructif de se dire comme Kathy Sierra « Comme c’est intéressant : que s’est-il passé ? ». Cela change la perspective sur les choses et cette seule approche m’a permis d’être bien mieux accepté par une trentaine d’équipes que j’ai accompagnées.

8. Développer notre capacité d’attention

« La pleine conscience doit nous aider à ne pas en rester au “miroitement du réel”. La vision pénétrante nous permet de sonder la nature des choses, de ne pas nous laisser abuser par les apparences. La philosophe Simone Weil écrivait :”L’intelligence n’a rien à trouver, elle n’a qu’à déblayer”. Nous avons souvent ainsi à déblayer dans notre esprit tout ce qui fait obstacle à une vision juste et précise du monde, qui émergera alors d’elle-même comme une évidence. » (Christophe André)

Lorsque l’on cherche de la sagesse dans ce monde de brutes, on finit toujours à un moment ou un autre par accoster sur le sujet d’une profondeur insondable qu’est la méditation. Le but n’est pas de faire le zinzin new-age en brûlant de l’encens et en écoutant du Greatful Dead. Le but est de s’inscrire dans une tradition vieille de 3000 ans de pratique quotidienne de la sagesse afin de développer cette arme magique pour nos temps hyperactifs  : l’attention. Voir aussi cette belle citation de Alexandre Jollien :

« Il ne s’agit pas d’exclure la pensée, mais plutôt de congédier le jugement. L’esprit est pollué par des jugements qui empêchent l’adhérence au réel ainsi que le déploiement d’une réflexion plus profonde.»

La méditation est une pratique qui permet non seulement de développer notre attention sur le monde extérieur mais aussi sur nos pensées. Ainsi, on développe une plus grande conscience de soi. Voici le moment de citer Viktor Frankl, un homme qui a survécu aux camps de la mort.

“Entre les stimuli et la réponse il y a un espace. Dans cet espace réside notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse réside notre développement et notre liberté.”

Une citation admirable en tous points, trouvée dans l’ouvrage très recommandé de Lyssa Adkins Coaching Agile Teams.

Il s’agit là encore d’une clef pour faire sens de son travail. Tout d’abord pour essayer d’être plus vigilant quant à la nature de mes réactions devant des situations contraires ou inattendues. Mais aussi parce que l’on a tendance à considérer les problèmes en se positionnant en tant que spectateur, de l’extérieur. C’est une erreur car bien souvent nous sommes acteurs de la situation d’une manière ou d’une autre : nous faisons partie du système et donc du problème. Ce pas de côté, si douloureux à intégrer, m’a permis d’avoir un autre regard, plus sain, et plus bienveillant avec les problèmes professionnels auxquels je suis depuis confronté.

9. Regarder le travail en philosophe

“Pourquoi ne pas aborder le travail différemment : comme une occasion de réfléchir, d’agir, de jouer ? Changer de perspective c’est prendre de la distance avec des enjeux souvent angoissants. C’est injecter un peu de détachement dans le travail. Travailler en philosophe en somme.”

Une belle citation de Michel Eltchaninoff dans Philosopohie Magazine qui nous invite à dédramatiser notre regard sur le travail. Thomas Philippon rappelle dans “Le Capitalisme d’héritiers” que la France est le pays de l’OCDE dans lequel le travail joue le rôle le plus important dans la vie de ses citoyens. Il y a cette posture éminemment sérieuse, l’emploi comme l’incarnation d’un rôle social qui rend les choses si compliquées. Ce détachement me semble essentiel pour rendre le travail supportable, voir même amusant.

Ce détachement et cette prise de recul sont aidés par la reformulation et l’écriture. Lorsque l’on se retrouve confronté à des situations absurdes, que l’on a accompli ou raté quelque chose, l’écriture est un excellent moyen de faire ce travail de Hansei, tant vanté par Jim Womack, comme on dit dans le lean, ce travail introspectif qui va permettre de nous questionner : que s’est-il passé ? Qu’y a-t-il là à apprendre ? Comment aurais-je pu faire ? Quels signaux auraient dû m’alerter ?

Avec les blogs et les réseaux sociaux, le numérique nous offre la possibilité de faire ce travail “à ciel ouvert” et d’échanger avec d’autres personnes dont les réflexions sont proches des nôtres. Une pratique que je ne saurais trop recommander, surtout si elle reste sur des éléments factuels et sur des actions tangibles, tant elle aide à vivre le travail.

10. Life What’s You Make It

Life what’s you make it (Mark Hollis).

Tout cela est probablement trop long ou trop intellectuel mais ce n’est pas très grave. Ce qui importe c’est que notre vie professionnelle fasse sens, ce qui, encore une fois, est difficile dans notre contexte hyper-complexe. Et que l’on continue à donner de soi en étant présent et attentionné, malgré les accès au découragement que nous ressentons tous à un moment ou un autre. C’est difficile, et cela demande des efforts, c’est vrai. Mais c’est le cas pour tout le monde. Chacun a sa propre petite lutte interne à mener – une équipe difficile, un manager brutal ou insipide, un client compliqué, des échecs qui ont marqués. Une fois que l’on intègre cela, on regarde le monde professionnel différemment.

Je me rappelle cet entretien avec un jeune homme tétraplégique que nous avions rencontré dans le cadre d’un Gemba avec un dirigeant d’une entreprise de soins à la personne. Ce bénéficiaire était très actif dans son processus d’accompagnement. Il donnait des clefs sur ce qui était important pour lui, expliquait que cela devait être difficile pour ses accompagnants (il est trachéotomisé). Jamais il ne positionnait en seul bénéficiaire de soin, il avait compris qu’il était une partie active du processus. J’ai trouvé cela admirable et je l’ai remercié. Une belle leçon de vie.

Le monde professionnel nous renvoie la présence et l’attention qu’on lui porte. J’ai compris cela au bout de vingt ans de carrière, ce qui peut être triste d’une certaine manière. Mais encourageant d’une autre si on le regarde comme une récompense : dix ans plus tard on continue à apprendre, sans cesse, il n’y a pas de fatalité.

Comme souvent, une conclusion en musique avec cette belle chanson de Talk Talk, à la fois légère (les 4mns réglementaires du format) et profonde – ces quelques vers qui vont à l’essentiel et que le groove enracine dans le présent.

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